Rencontre avec LEJ

Le 28 août 2021, la ville de Chalon-sur-Saône a organisé un concert gratuit en bord de Saône. Cette année, c’est le trio LEJ qui a occupé la scène. Nous les avons rencontré peu de temps avant le concert…

LEJ bonjour ! Tout d’abord, comment ça va ? 

LEJ : Salut ! Ça va super merci !

Génial ! Allez première question, comment avez-vous réussi à travailler ensemble pendant cette période étrange ? 

Juliette : Il y a plusieurs phases. On a été franchement pas mal actives pendant le premier confinement. On n’était pas ensemble mais on s’envoyait beaucoup de sons, vidéos… il y a eu aussi des contenus diffusés sur des médias sur internet.

On a pas mal réarrangé nos morceaux en fait car notre album « pas peur » est sorti le 29 mai 2020 juste après le premier confinement. Nous avons été beaucoup moins dans la création en fait.

Lucie : Après, il y a eu quand même des moments durs quand notre tournée a été plusieurs fois décalée… ça n’a pas été hyper simple tout le long mais on s’est adapté ! En tout cas, nous n’avons pas perdu le lien !

Le truc c’est que maintenant tout ce qu’on vit est décuplé. La date d’avant hier était dingue… celle de ce soir va être dingue… limite maintenant… on va pleurer d’être sur scène ! (Rires)

Elisa : Grave !

Lucie : C’est là qu’on prend vraiment conscience de la chance qu’on a et de l’importance de ces concerts. Ça nous a vraiment manqué !

Vous parlez de votre nouvel album, comment vous voyez sa promotion dans ces conditions forcément particulières ?

LEJ : La promo de cet album est particulière c’est vrai.

Juliette : En vrai, je pense que notre meilleure promo, ce sont les concerts. De présenter nos titres sur scène. C’est là que tout prend tout son sens. On réarrange nos morceaux en leur donnant vie.

Concernant la promo « média » de l’album, On verra bien.

Lucie : en attendant, ça ne nous empêche pas de faire… des mash up ! 

Ce passage forcé au « numérique » pendant le/les confinement(s) vous l’avez vécu comment ? 

Juliette : Pour le coup c’était hyper naturel en fait. On s’est même pas posé de questions

On a fait je crois une soixantaine de vidéos (rires). On a pas créé un concept genre « spécial confinement »

Lucie : par contre on a fait des vidéos qui sont sympa !

Elisa : Ouais ! 

Lucie : On a fait avec les moyens du bord ! On tapait sur des tasses pour faire de la musique par exemple… Du coup on a bien rigolé quoi ! 

Dans 5 ans par exemple, vers quel style musical évoluerez-vous étant donné que vous êtes multiinstrumentistes ?

Lucie : C’est vrai nous sommes multi instrumentistes mais quand on arrive en studio on ne se demande pas du tout qui va jouer quoi. On joue, on voit ce qui sort et on adapte pour la scène quoi. 

Juliette : Maintenant dans 5 ans…

Lucie : Je dirais que tant qu’on est sur scène on est contentes en fait.

Vous sépareriez le numérique de la scène ? 

Elisa : Ah oui ! quand tu fais 2 millions de vues tu t’imagines pas 2 millions de personnes devant toi. Par contre quand tu fais un festival et que tu vois 45000 têtes, tu te dis… ok ! Je veux être là… tout le temps ! (Rires)

Vous direz quoi au groupe LEJ du tout début…

Juliette : Profites !

Lucie : Charbonnes ! Plus sérieusement… c’est vrai qu’on ne se rend pas compte sur le moment.

Elisa : Quand ça te tombe sur la tête t’es genre… quoi ?!

Lucie : C’est vrai que c’est un métier complexe, surtout quand ça arrive vite et jeune.

Juliette : Oui je confirme ! Tu te rends pas compte en fait.

Lucie : Quand on a démarré il y a eu 3 / 4 vidéos où il y avait déjà des milliers de vues et puis… ça a explosé. On a très vite fait des millions de vues. Tu commences tes concerts à Paris par… une Cigale ! Avec le recul on se rend compte que notre parcours était atypique et allait vite et qu’on a eu beaucoup, beaucoup de chance.

Allez dernière question… est-ce que vous avez « La dalle » pour ce soir ?

LEJ : Ah ah ! Ouais ! Toujours !

Eh bien merci beaucoup, c’était sympa.

LEJ : Merci ! 

Les photos de la soirée :